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jeudi 30 juin 2011

Nouvelle-Zélande : changement de décor

Alors que certains nous imaginaient faisant un "tour d’Amérique latine" plutôt qu'un tour du monde, nous nous envolons vers la Nouvelle-Zélande après 5 mois exceptionnels passés en Amérique du Sud.

J'avoue qu'on avait un peu le cœur gros dans l'avion, surtout après le magnifique séjour "en famille" passé à Lima : "Mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire chez les kiwis, surtout que c'est l'hiver..."

Arrivés à l'aéroport d'Auckland, le premier contact avec l'autochtone fut le chauffeur de bus qui nous a amené au centre ville. Première réaction, passé la découverte d'un léger accent local : "s'il sont tous aussi aimables et gentils les néo-zélandais, ça devrait être sympa ici...". Et bien le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on a pas été déçus du voyage : au bout de quelques jours on a rebaptisé ce pays "blond-land", rapport au célèbre sketch de Gad Elmaleh : oui, les Néo-zélandais sont hyper sympas, souriants, avenants, cools, polis, aimables, serviables, sportifs et ouverts (en tout cas ceux qu'on a rencontrés).

Visite guidée dans le plus grand parc d'attraction du monde : la Nouvelle-Zélande

Commençons par Auckland, la plus grande ville du pays, bien que ce soit Wellington la capitale.

Auckland est une ville dynamique, propre, assez attractive, où il fait bon vivre, un peu à l'américaine quoi. Pour l'instant nous ne souffrons pas tant que ça du froid (on est début juin), bien que le changement avec l’Amérique du Sud soit brutal.

Mais une chose nous frappe assez rapidement, c'est que l'architecture est très moderne, à peine quelques bâtiments victoriens par-ci par-là. Et l'architecture est à l'image du pays que l'on va visiter : jeune, très jeune même, puisque Aotearoa (le nom de la Nouvelle-Zélande en Maori) est parait-il le dernier territoire colonisé par l'être humain sur terre. Par les Maoris d'abord, et plus tard par nos amis d'outre-manche. Le résultat, comme nous l'a bien résumé un habitant de l'île, c'est que "ici, quand quelqu'un parle d'histoire locale, on ne peut pas remonter plus loin que son arrière grand-père". Disons que ça change du Pérou...

Quelques photos d'Auckland :















Bon, on est quand même allé faire un tour dans l'excellent musée de la ville, dont la section sur les Maoris et les peuples d'océanie nous a particulièrement intéressée :










Après quelques temps d'acclimatation à ce nouvel environnement, nous devons décider d'un itinéraire et d'un moyen de transport pour les 4 prochaines semaines : Car, train, voiture de loc, camping-car ? Nous finironspar opter pour le meilleur rapport fun / liberté / prix : la location d'un van de hippie.

Je vous présente "Pacman", ancien combi directement importé du japon en 3ème main (rapport à la distance, et au volant à droite...) qui nous servira de logement / bureau / cuisine et salle à manger pendant 26 jours : 240 000 km au compteur, il se porte comme un charme, mais est très gourmant en essence le bougre...




Nous voilà partis pour visiter le pays pendant un mois, la Terre du Milieu (pour les fan du Seigneur des Anneaux), le monde de Narnia (pour les futurs fans du Seigneur des Anneaux), la patrie des All-Blacks (pour ceux qui vont se lever aux aurores pendant la coupe du monde)...

samedi 18 juin 2011

derniers jours au Pérou "en famille"


Arrivés dans une des nombreuses gares routières de Lima, nous sommes accueillis par Milagros, rencontrée quelques jours plus tôt à Chavin de Huantar. Tout de suite mis dans l’ambiance avec un superbe petit déjeuner d’accueil, nous nous sentons rapidement chez nous dans cette famille qui nous a accueillis avec une générosité infinie durant nos derniers jours ici.
Milagros vit dans une grande maison non loin du centre de Lima avec son mari, retraité de l’armée péruvienne (général 3 étoiles s’il vous plait). Leurs 2 enfants sont déjà partis de la maison et exercent des brillantes carrières d'ingénieur et d'avocat (...). Ils font partie de la haute société péruvienne, mais nous accueillent avec une grande simplicité et une chaleur que nous ne sommes pas près d’oublier. Au programme, déjeuners pris en famille, excellent restaurant, visites guidées complètes de la ville et séance de lèche vitrine dans un des tous derniers centres commerciaux à la mode. On s'est très vite sentis à l'aise chez eux, comme une ambiance familiale tombant à point nommés à un moment où nous en avions besoin.




















Nos deux derniers jours à Lima ont été bien remplis, et nous n’aurions pas pu rêver de meilleures conditions pour terminer notre étape en Amérique du Sud. Nous nous sentions si bien que le départ a été un vrai déchirement, pas seulement parce qu’on s’est levés à 3h du matin (aïe les horaires d'avion...), mais parce que nous quittions des gens formidables, un pays formidable, un continent inoubliable vers lequel nous reviendrons à coup sûr.


Une grande page se tourne avec ce décollage vers Santiago, courte escale d’une journée avant de changer de continent. J’avoue que nous appréhendons un peu le choc à notre arrivée en Nouvelle Zélande : l’hiver, le froid, les gens, la culture, la façon de voyager même (vous allez aimer), tout va changer en l’espace de quelques heures, mais le voyage est ainsi fait, et déjà d’autres découvertes nous attendent.

Un immense merci à Milagros et à toute sa famille pour leur générosité que nous ne sommes pas prêt d’oublier !

Direction le pays des kiwis !

Huaraz


Huaraz est le point le plus septentrional de notre étape en Amérique du Sud. C’est une ville plutôt banale, essentiellement tournée vers le tourisme de montagne, car la région est dotée de reliefs parmi les plus spectaculaires de la cordillère. Cordillère blanche et cordillère noire sont célèbres chez les trekkeurs du monde entier, alors nous avons décidé d’aller tâter de la randonnée une dernière fois avant de quitter le continent.




Mais avant de nous lancer dans une marche de plusieurs jours, étape obligée sur un des sites archéologiques emblématiques de la région : Chavin de Huantar. On finit par s’y perdre un peu entre toutes ces civilisations précolombiennes, mais sachez que les Chavin se situent environ 3000 ans avant notre ère, 2500 ans avant les incas donc, et qu’ils ont posé les bases d’une civilisation savante, adorant les divinités de la nature (le tryptique sous-terrain, terrien et aérien), et particulièrement douée en génie civil et architecture pour son époque.










Le site en lui-même est un peu décevant, et mériterait une meilleure mise en scène, même si les galeries sous-terraines sont intéressantes, surtout quand on se rend compte qu’elles ont 3000 ans. Le musée à la sortie de la ville nous en dit un peu (un tout petit peu) plus, mais nous montre surtout de beaux vestiges de ces contemporains de l'Egypte antique.











Sur place, peu de visiteurs à part une joyeuse bande de péruviens venus depuis Lima pour une de leurs sorties annuelles. L’occasion d’un contact super sympa et de discussions intéressantes (nous parlons de politique notamment, car nous sommes en pleine d’élections présidentielles). Milagros (« miracles » en français, quel joli prénom) nous propose même de nous héberger une fois de retour à Lima. Nous acceptons volontiers, un petit séjour dans une ambiance chaleureuse et familiale nous fera le plus grand bien.

Le lendemain c’est le départ pour notre dernier trek sud-américain. Nous qui n’avions pas prévu de faire d’autres marches que le Torres del Paine au Chili, on a finalement bien trotté depuis 5 mois (plusieurs centaines de km parcourus à pied depuis le début de notre voyage), alors pourquoi ne pas continuer en beauté? Au programme, 4 jours et une quarantaine de km entre 3500 et 4700m d’altitude. Nous partons cette fois en trek « organisé », comprenez « trek de luxe », avec mules pour porter les sacs, tentes montées à chaque étape, guide et cuisinier pour le groupe d’une douzaine de marcheurs que nous sommes.







4 jours de randonnées tranquilles et confortables, mis à part les nuits bien froides (surtout la première un peu difficile, où le thermomètre est tombé sous les 0°C…).















Les paysages sont à la hauteur de leur réputation : époustouflants. Nous passons ces 4 jours le nez en l’air pour admirer les géants de 6000m qui nous dominent : c’est superbe. La « cordillère blanche », du nom des neiges persistantes qui garnissent les sommets, est cependant en train de s’assombrir su fait du changement climatique. Les locaux donnent une dizaine d’année à 20 ans pour que fonde le dernier flocon dans cette région…












Au retour de ces 4 jours vraiment sympas, nous terminons dans un bar avec quelques-uns de nos co-équipiers pour un débriefing à base de pisco et de bière, avant d’enchainer avec un ultime bus de nuit pour Lima, où nous attend la merveilleuse hospitalité sud-américaine pour une dernière rencontre riche en émotions.