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vendredi 6 janvier 2012

Et puis il y eut Petra

Après Lawrence d'Arabie, nous changeons de décor pour passer dans celui d'Indiana Jones. Direction Petra !

Petra c'est évidemment le site le plus connu de Jordanie, un passage obligé, et grand nombre de touristes ne visitent ce pays que pour s'extasier devant les ruines de l'ancienne capitale nabatéenne. Mais plus que la seule façade du "trésor" qu'on a tous vu des milliers de fois en photo, Pétra est un site immense, qui mérite qu'on s'y attarde un peu. C'est pour ça que nous y sommes restés trois jours.

L'histoire de cette civilisation nabatéenne, nous ne la connaissions que très peu, et les différentes lectures sur le sujet nous ont permis de découvrir un peuple fascinant, que je vous invite à découvrir à votre tour.

Nous arrivons au milieu de l'après midi, et décidons que notre première visite du site se fera lors d'une des 3 séances de nuit proposées chaque semaine. Par un froid de canard nous sommes environ 200 à nous diriger 'presque) silencieusement à travers le siq, ce canyon étroit qui débouche directement sur la façade du "trésor", monumentale et à peine éclairée par les centaines de bougies posées sur le sol. Arrivés là, nous sommes accueillis par un petit thé bienvenu. Puis deux musiciens nous jouèrent successivement de leurs instruments traditionnels, avant de laisser place au conteur et à ses petites histoires. Malgré la foule, ce fut un excellent moment, et une jolie façon de découvrir un des plus célèbres sites du monde.






Le lendemain nous reprîmes la même route pour découvrir la merveille de jour, et visiter les autres parties du site, avec ses monuments, ses points de vues et ses ruines. C'est effectivement magnifique Petra, surtout pour le cadre en fait, et malgré les sollicitations perpétuelles et très agaçantes des bédouins locaux, de la petite qui te tends la main ouverte pour recevoir sa pièce avant même de savoir parler, à sa grande sœur qui te hurle littéralement dessus pour avoir un stylo, en passant par le conducteur de chameau à 20€ les 500m, ou le revendeur de souvenirs made in china (c'est une fois de plus le mauvais côté des endroits très touristiques...) Nous restâmes de longs moments à admirer le travail de ses sculpteurs qui arrachaient des pans de montagne entiers pour dresser les façades de leurs temples. Même si je reste toujours impressionné par le travail colossal que ces monuments ont nécessité, il faut signaler que l'intérieur de ces temples n'a pas grand intérêt, car ce n'est la plupart du temps qu'une grande pièce cubique vide, dont la décoration et les ornements ont disparu avec le temps et les pillards. Un autre aspect de Petra qui nous a enchanté est l'originalité de sa pierre, dont les couleurs ressemblent souvent à de véritables peintures abstraites. Nous avons passé deux jours à arpenter le site, assez vaste, et nous nous sommes régalés dans tous les sens du terme, car nous avons pu terminer notre séjour à Petra par un réveillon de noël dans un excellent restaurant à quelques mètres de l'entrée du site (merci aux parents...). Noël à Petra, y a pire non?

Trêve d'explications, passons aux photos.













Le dernier jour nous partons randonner un peu à travers un très étroit canyon, ce qui nous permet d'arriver sur le site par une autre point de vue, tout en évitant un peu les files de visiteurs et les guides rugissants leurs explications.


Il parait qu'en période de pluie, le canyon peut se remplir assez vite. Il est donc déconseillé de l'emprunter à cette époque là.












Après la rencontre avec notre pote le moine bouddhiste, voici mon préféré, plus spectaculaire encore ue le "trésor" selon moi. Il s'agit d'un monument baptisé le monastère. Il est beaucoup plus balèze que son frangin, il domine une montagne d'où on peut voir tout le paysage jusqu'à l’Israël, et la portion de montagne qu'il a fallu enlever est simplement énorme.




lundi 2 janvier 2012

Les maîtres du désert

Quand on l'a vu arriver avec ses grosses Ray-Ban, je me suis dit que ce bédouin-là allait nous faire le show qu'il avait du déjà éprouvé maintes fois à de petites touristes "tu vois, les hôtels 5 étoiles c'est pas assez pour moi. Moi je t'offre des nuit sous des millions d'étoiles...". Oui, j'ai parfois le préjugé facile en cette fin de voyage, et je n'en suis pas fier.

J'en suis d'autant moins fier que la plupart de temps, je me plante complètement sur la première impression que me laissent les gens, et cette fois-ci en fut un exemple supplémentaire.

Dès le premier soir, Salam nous a expliqué avec passion son amour pour le désert, les chameaux, la vie au milieu de cette nature qui lui plait malgré son côté sédentaire que l'histoire a imposé à la plupart des bédouins de Jordanie.

"On vit quand même beaucoup mieux que nos ancêtres. La vie est moins dure maintenant, grâce au tourisme qui nous apporte le confort que nos aïeux n'ont pas connu."

Soirées au coin du feu, dans son camp ou à la belle étoile, discussions sur son pays, sa religion, le désert, les touristes, et sa très nombreuse famille (il a 7 sœurs et 8 frères je crois, et son père a deux femmes). Beaucoup de bons moments avec ce type très cool, mais très attentionné et apparemment vraiment passionné par son désert, dans lequel il n'a pas pu s'empêcher de retourner le dernier soir, nous laissant sa maison vide pour la nuit, et nous offrant à diner dans la maison de ses parents, en compagnie de ses charmantes et très joyeuses frangines, avec qui nous avons passé un super moment pour terminer ce séjour chez les bédouins du Wadi Rum.





samedi 31 décembre 2011

Désert

Après un petit plongeon dans la mer rouge, nous partons pour une des grosses attractions de la Jordanie : la Wadi Rum : un des déserts les plus populaires du monde.

Pourquoi populaire ? Tout d'abord parce qu'il recèle de splendides paysages dans un périmètre très restreint, et donc très pratique à explorer : la réserve naturelle ne doit pas mesurer plus de 300km², et se traverse aisément en 4*4 en 2 heures. Ensuite, ce désert a servi de décor aux aventures réelles et cinématographiques du célèbre film "Lawrence d'Arabie", Enfin, le territoire a été classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 2011. Avec tout ça, vous comprendrez pourquoi l'endroit est visité par plusieurs centaines de milliers de personnes chaque année, auxquelles nous sommes venus nous ajouter.

Arrivés au centre des visiteurs, nous constatons que les prix pour les excursions "officielles" son très élevés par rapport à notre budget, et que l'accueil est limite agréable. Cependant, notre attention est attirée par un bédouin qui nous fait signe avec ses grosses ray-ban argentées. Le type, dénommé Salam nous propose alors un tour de 3 jours beaucoup plus abordable. Après quelques discussions, nous décidons de le suivre.pour 2 jours et demi dans le désert du Wadi Rum.

Nous passons la première soirée dans son camp bédouin, seuls avec notre guide pour une première soirée vraiment sympa (article à venir). Pour finir la journée, nous admirons l'indispensable coucher de soleil sur un paysage exceptionnel.








Le lendemain nous partons à la découverte des différents sites du Wadi, et nous voguons de panoramas superbes en monuments géologiques, avant de passer notre deuxième nuit à la belle étoile, après une soirée passée avec Salam et ses potes qui nous ont rejoints pour le diner sous les étoiles.














Après une dernière journée une nouvelle fois ponctuée par nos habituels "c'est magnifique!", ou "c'est quand même superbe cette affaire-là", nous terminons notre séjour au Wadi Rum dans la maison familiale de Salam, en compagnie de sa mère et de ses soeurs avec qui nous avons passé un excellent moment.

Beaucoup nous avaient parlé de l'hospitalité légendaire des bédouins. Je dois avouer que nous ne nous attendions pas à tant de générosité et de chaleur humaine sur un site si touristique, qui n'était heureusement pas du tout bondé à ce moment là. Ce fut un vrai plaisir d'admirer ses paysages superbes et de partager ces moment avec les gens qui y vivent...